mardi 31 juillet 2012

Sujets du 31 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses." -G. de Lévis


Des candidats en provenance du monde municipal
Est-ce une tendance qui existait déjà dans le monde politique ou un phénomène nouveau? Puisque des élections sont sur le point d'être déclenchées au Québec, les partis politiques font l'annonce de candidatures à travers la province et je crois remarquer qu'on fait beaucoup de recrutement dans le monde municipal. J''ai même l'impression que l'on y en fait encore plus qu'avant.

C'est un ami journaliste qui me l'a fait remarquer lors de la dernière campagne au niveau fédéral, car il notait que les candidats conservateurs étaient souvent d'anciens maires ou préfets de MRC par exemple.

Portez attention au «pedigree» des représentants du PQ, du PLQ ou de la CAQ dans votre région et vous pourrez aussi vous apercevoir qu'il n'est pas rare que ces derniers ont des liens au niveau municipal.

Cela fait du sens : un député provincial ou fédéral qui s'est fait les dents pendants un temps donné au niveau politique local est certainement plus susceptible de comprendre les rouages de la politique et les problématiques touchant son milieu qu'un candidat sans la moindre expérience du genre.

Si on vous donnait le choix entre deux candidats, d'une part une personne originaire de votre milieu qui a travaillé comme conseiller municipal ou maire, et de l'autre un candidat de l'extérieur qui s'est implanté dans votre milieu et qui a occupé un poste comme celui d'intervenant communautaire dans la lutte à la pauvreté (le genre de candidat qui selon moi se sert de ce genre d'emploi comme prétexte pour se préparer à une future campagne), qui selon vous est le plus à même de mieux servir votre milieu?


Détruire la vie de ses enfants pour les nulles
Bien sûr, il s'agit d'une parodie, aucun ouvrage du genre n'existe en réalité, mais ce qui suit est un excellent objet de réflexion quant à l'impact négatif d'une mère manipulatrice qui cherche à éloigner le père sur l'éducation de ses enfants :


lundi 30 juillet 2012

Sujets du 30 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"L'homme est un enfant né à minuit: quand il voit le soleil, il croit qu'hier n'a jamais existé." -Proverbe Chinois


Un témoin du passé qui mérite d'être remarqué
En fin de semaine, je me suis rendu à Causapscal pour la 15e édition de Fort Causap. C'est un réel plaisir que de m'y rendre à chaque année puisque toute la souche de ma famille du côté maternel provient de ce coin de pays. J'ai pu une fois encore arpenter le village et les environs et je couvre enfin aujourd'hui un sujet que je me promettais de vous présenter depuis fort longtemps.

Si vous roulez dans la vallée, surtout dans le secteur entre Sainte-Florence et Matapédia, vous pourrez remarquer qu'en de nombreux endroits, surtout ceux où la voie ferrée longe la rivière du côté opposé à la 132, on retrouve encore une multitude de poteaux télégraphiques, vestiges d'une époque révolue où au lieu de communiquer en langage binaire composé de « 1 » et de « 0 », on utilisait des traits et des points.

Je me souviens qu'au début des années 80 encore, la ligne télégraphique était présente le long de la voie ferrée même tout près de chez mon grand-père, mais on a fini par en retirer le filage en cuivre, puis après quelques temps les poteaux sont disparus. Toutefois, en certains points, quelques-uns subistent au coeur même du village de Causapscal. C'est le cas tout près de ce que l'on appelle le « Parc de la pointe ».
Lorsque j'ai pris ces images, quelques personnes m'ont regardé d'un air bizarre, se demandant probablement pourquoi le photographe s'attardait à quelques vieux poteaux gris le long de la voie ferrée.

Je suis demeuré silencieux. Cette dame qui m'a regardé de haut en bas alors que je prenais mes photos n'a visiblement aucune idée de ce que signifient ces poteaux, de la fonction qu'ils ont remplie durant des années, communiquant d'une gare à l'autre l'horaire des trains, des informations sur le trafic, des accidents ferroviaires...

En plus de cela, combien de milliers de messages ont été transmis par ces lignes, pour annoncer des événements joyeux comme une naissance ou un mariage, ou des événements tristes, comme un décès ou la maladie?

Ces vieux poteaux grugés par le temps sont des témoins muets de notre histoire. Imaginez si on pouvait les faire parler en retirant de leurs fils usés toutes les informations qui y sont passées...

Il serait bon qu'une ville ou un village de la Matapédia restaure un segment de cette ligne antique et appose une plaque pour en expliquer l'importance historique non?

samedi 28 juillet 2012

Sujets du 29 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Le mensonge n'est pas haïssable en lui-même, mais parce qu'on finit par y croire." -Arland (Marcel)


Quelques comportements qu’il faudrait cesser d’avoir sur Facebook
En ce dimanche, je laisse la parole à un de mes contacts Facebook, Steve Requin, qui a réalisé pour le pur plaisir une « enquête » sur des comportements qu'il faudrait cesser d'avoir sur Facebook. J'ai eu un vif plaisir à participer à l'expérience, en compagnie d'autres «Facebookers»

En voici un exemple parmi plusieurs qui vont assurément vous faire rire un coup :


"Les esties de pokes"



En visitant son blog, vous pourrez en apprendre plus sur le sujet.


Pour plus de détails :


Une image vaut mille mots
En lien avec Facebook toujours, voici une image qui vaut mille mots et qui, osons l'espérer, sera comprise par ces gens qui croient vraiment que les applications qui nous indiquent « qui visite notre profil » fonctionnent vraiment :


Bon dimanche!

Sujet du 28 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
« De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses. » - Aristophane


Villes fantômes
Qu'on en commun des villes comme Bodie, en Californie, Kennecott, en Alaska, ou bien Centralia, en Pennsylvanie? Ce sont trois villes qui, pour une raison majeure ou une autre, ont été abandonnées par leurs habitants.

Dans le cas de Centralia, une petite ville dont l'économie reposait sur une mine de charbon, un incendie souterrain s'est déclaré en 1962 et il fait encore rage aujourd'hui. Le sol étant instable, et l'air contaminé par des composés toxiques, le gouvernement a relocalisé les habitants de la ville. Ils étaient encore 1000 à la fin des années 1980, mais ne sont plus que 10 en 2012.

Kennecott était quant à elle une autre ville minière. Le dernier train a quitté la ville en novembre 1938.

Kennecott, en Alaska, abandonnée en 1938


Bodie est un autre cas particulier. Cette ville minière, qui comptait plus de 10 000 habitants et 65 saloons dans les années 1880, a été abandonnée en 1915 après que la mine eut cessé ses opérations en 1913. Le gouvernement est intervenu depuis pour en « stopper la décomposition » et en faire large musée en plein air.

Une vue de Bodie

Un salon de billard à Bodie

Avec le nombre grandissant de villages qui se vident de leurs habitants en Gaspésie si, par exemple, afin de créer une attraction touristique, un village gaspésien fermé était transformé en ville fantôme, à la manière de Bodie? Serait-ce une avenue intéressante pour perpétuer la mémoire du passé?


Pour plus de détails :
http://www.bodie.com/

vendredi 27 juillet 2012

Sujet du 27 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
«Le temps mûrit toutes choses; par le temps toutes choses viennent en évidence; le temps est père de la vérité.» -Rabelais


Démissions au CSSS de la Haute-Gaspésie
Un nouveau rebondissement se produit dans le domaine de la santé à Sainte-Anne-des-Monts. Moins d'une semaine après le congédiement de Pierre Francoeur, directeur des ressources humaines, nous apprenons aujourd'hui que la directrice générale du CSSS de la Haute-Gaspésie, Hélène Laprise, a remis jeudi soir sa démission, qui est effective aujourd'hui même.

Chose certaine, personnellement, je ne me réjouis pas trop rapidement de ce changement à la direction du CSSS de la Haute-Gaspésie, parce que ce qui vient de se produire n'est peut-être rien d'autre que l'ouverture d'une boîte de Pandore,

Depuis quelques semaines déjà, avec les demandes répétées de la part du syndicat et la mobilisation des employés, les pressions pour que Hélène Laprise quitte ses fonctions devenaient de plus en plus fortes.

Un directeur par intérim devrait être nommé la semaine prochaine et pendant ce temps, la direction de l'établissement sera sous la responsabilité de la directrice du Centre de santé et des services sociaux du Rocher-Percé, madame Chantale Duguay.

On sait qu'un observateur indépendant avait été envoyé sur place il y a de cela quelques semaines et a produit un rapport, qui est déjà dans les mains du ministre la Santé, Yves Bolduc. Aucun commentaire au sujet de ladite démission n'a été émis jusqu'à maintenant par le gouvernement, et le ministre refuse de rendre public le rapport de l'observateur indépendant.

Pourquoi le ministre refuse-t-il de rendre public le rapport? Nous pouvons nous demander si cela est surtout parce que ledit document mettrait en lumière une multitude d'autres lacunes touchant le CSSS de la Haute-Gaspésie. Quand une équipe de hockey éprouve des difficultés, on remplace vite le « coach » ou d'autres membres de la direction, mais se pourrait-il aussi que d'autres problèmes majeurs touchent l'équipe?

Cela fait des années que la situation se dégrade dans le domaine de la santé en Haute-Gaspésie. Le problème ne peut uniquement découler de la directrice qui vient de démissionner. Une « culture malsaine » pourrait bien contaminer actuellement le CSSS et il se pourrait bien qu'il faille beaucoup plus que deux démissions en une semaine pour ramener la situation à un niveau acceptable.

Je me demande aussi si depuis quelques années on n'a pas mis trop d'efforts dans certains dossiers et pas assez dans d'autres dans le domaine hospitalier de la région. Comme je l'ai déjà indiqué dans des billets passés, j'estime que les élus impliqués on mis beaucoup trop d'efforts dans un domaine comme l'obstétrique alors que des besoins criants et plus généraux n'étaient pas comblés ailleurs.

jeudi 26 juillet 2012

Sujet du 26 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Les absents sont assassinés à coups de langue." -Scarron


Fermetures inévitables dans les villages de la région
Dans un article publié au début de la semaine, Dominique Fortier, du journal Le Riverain, relate que le dernier commerce encore en opération à Rivière-à-Claude, un édifice construit à la fin des années 1940 et qui a servi de dépanneur, et de magasin général entre autres, et servant présentement de bureau de poste local, fermera bientôt ses portes, à moins que l'on trouve une personne disposée à prendre la relève.

Le propriétaire du bâtiment, monsieur Régis Auclair, se désole à l'idée de voir les activités commerciales de ce village de 125 habitants complètement réduites à néant. Il est même prêt à accorder un rabais en cas de vente, afin d'assurer la pérennité du commerce local.

Que penser de cette disparition à venir, de même que tant d'autres qui se sont produites et d'une multitude d'autres encore à venir?

Il me vient à l'esprit un dicton inuit qui s'applique bien à la situation : «Ayonarman», une expression qui veut dire quelque chose comme «On n'y peut rien.» Si les peuplades inuites ont survécu durant des centaines d'années dans un des climats les plus hostiles sur la terre, c'est parce qu'au lieu de chercher à combattre leur environnement, ils s'y sont adapté et ont agi en fonction de celui-ci.

Ce qui s'applique pour les Inuits s'applique aussi en terre gaspésienne et ailleurs : les temps changent, les conditions de vie aussi, alors ils nous faut nous adapter en fonction de ceux-ci et non tenter de les combattre. Toute tentative pour éviter ou retarder le phénomène ne fera que repousser l'inévitable. Je ne crois pas que ce soit là une manière pessimiste d'envisager l'avenir, mais bien plutôt une vision réaliste.

Notre époque en est une de décroissance ici en Gaspésie. Nous devons donc nous atteindre à ce que cette baisse démographique ait une incidence marquante sur le milieu. Il ne faut donc pas nous étonner si au cours des années à venir des villages vont carrément fermer, de nombreux services offerts autant par le public que le privé disparaître ou s'adapter à des territoires plus larges à couvrir, et le nombre d'élus nous représentant au niveaux local et supérieurs se réduire, alors que l'étendu des territoires représentés s'agrandira.

Il ne faut pas croire que des phénomènes du genre ne se produisent que dans notre région. Tenez, on annonce aujourd'hui même la disparition de la chaîne de magasins à rayons Zeller's, qui existe depuis 1931!

Le changement nous fait souvent peur, nous avons conséquemment tendance à lutter contre celui-ci, mais si par exemple l'arrivée des voitures avait été niée par les gens parce qu'on leur aurait préféré les chevaux, croyez-vous qu'aujourd'hui le réseau de routes qui ceinture la Gaspésie serait aussi étendu, que nous aurions une aussi grande variété de produits sur les tablettes des commerces, car ils sont amenés en camion, et que notre industrie touristique serait aussi développée qu'à l'époque des charrettes à boeufs?

Il ne faut pas envisager le changement avec fatalisme. Je crois que tout « malheur » offre également une opportunité pouvant être exploitée positivement. Tenez, ne vous arrive-t-il pas de penser qu'en faisant preuve d'ouverture envers les possibilités offertes par le développement pétrolier, les Gaspésiens pourraient s'enrichir collectivement, et la manne associée à l'exploitation des ressources ferait revenir des gens en région, des consommateurs qui permettraient un regain d'activités économiques qui signifierait aussi l'augmentation de divers besoins et la nécessité de maintien de dépanneurs et de bureaux de postes dans de petits villages?

Pour plus de détails :

mercredi 25 juillet 2012

Sujets du 25 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"La prospérité découvre nos vices et l'adversité nos vertus." -Francis Bacon


Démocratie directe et GND
Gabriel Nadeau-Dubois se promène à travers le Québec cet été! En plus de tenir une conférence-qui-devait-porter-sur-la-désobéissance-civile-mais-fouillez-moi-pourquoi-qui-portera-finalement-sur-l'environnement (en quoi est-il qualifié pour parler du sujet celui-là hein???), le jeune leader des carrés rouges doit aussi se rendre aux Grandes fêtes du Saint-Laurent en fin de semaine à Rimouski.

GND déclare depuis le début du conflit étudiant qu'il agit en fonction du mandat que lui donnent ses membres et comme ses camarades de combat dit agir en «démocratie directe». Des gens de la région de Rimouski ne souhaitent pas sa présence et lui font savoir, via les réseaux sociaux, qu'ils ne veulent pas le voir sur place.

Voici enfin une occasion rêvée pour les gens de la région qui ne partagent pas la vision gauchiste, socialiste, étatiste et environnementaliste de Gabriel Nadeau-Dubois de lui faire savoir en face à face leur manière de penser et de lui dire qu'il peut se trouver d'autres endroits qu'une fête populaire du genre pour véhiculer sa propagande.

Peut-être serait-ce le temps pour les citoyens du Bas-Saint-Laurent de donner un exemple à la province dans son ensemble en termes de démocratie directe. Si les carrés rouges contestent la légitimité de nos institutions démocratiques tout en empêchant des « carrés verts » d'assister à leurs cours malgré des décisions en ce sens prises à la Cour de justice, les citoyens présents à Rimouski pourraient tenir un vote, créer une ligne de piquetage et bloquer l'accès au site à Gabriel Nadeau-Dubois pourquoi pas?

Ne serait-ce pas un bon moment pour démontrer clairement à quelques enfants gâtés qui font la crise du bacon chaque fois qu'ils n'ont pas leur nananne que la démocratie directe qu'ils chérissent tant est valable pour tous?


TDAH – par Nicolas Poulin-Gagné
Non, ce n’est pas la Tendance Des Albinos Homonymes. Ni le Territoire Démographique Africain des Hommes. C’est le trouble d’attention — hyperactivité. Un trouble qui atteint plusieurs enfants au Québec.

Pour ceux qui ne le savaient pas, je suis cet été moniteur dans un camp d’été. J’ai également travaillé comme accompagnateur dans une Maison des Jeunes, ainsi que travailleur de rue pour la ville de Québec. Donc, des gens atteints de ce genre de trouble… j’en ai vu. Et j’en ai vu. Et j’en ai encore vu.

Toutefois, la classification et le diagnostic de ce genre de trouble sont complexes. Ce sont plusieurs dizaines de caractéristiques, où certaines doivent être remplies, d’autres non… Même moi j’ai de la misère à identifier un TDAH selon le DSM-IV. Mais, je peux en reconnaître un. Et c’est ça que je vais expliquer aujourd’hui.

Premièrement, expliquons qu’il existe trois sortes de « TDAH » : Inattention, Hyperactivité, et Impulsivité. Du côté de l’inattention, il s’agit d’un enfant qui ne semble pas nous écouter, même quand on lui parle personnellement. Il ne se conforme pas souvent aux consignes, est souvent distrait par l’environnement ambiant, et oublie très souvent ses objets (dans un camp de jour, on peut penser à un enfant qui oublie toujours sa serviette de bain dans les vestiaires, ou même ses bobettes).

Du côté de l’hyperactivité, le signe le plus « visible » est quand un enfant sent le besoin de se lever dans une situation où on doit rester assis. Il grimpe, il court, il parle. Il ne peut rester en place. L’expression « Coudonc, t’as-tu pris ton Ritalin ! » vient de cette composante du TDAH.
Finalement, l’impulsivité. Dans un jeu d’équipe par exemple, l’enfant ne pourra attendre son tour, interrompt les autres pour pouvoir jouer tout de suite. Également, quand on lui pose une question, il a souvent tendance à nous couper pour nous dire la réponse tout de suite.

Mais, maintenant, quoi faire avec des enfants atteints du TDAH? Eh bien… C’est un mélange de deux choses : Comportement, et… Comportement. Il faut bien savoir gérer les crises, savoir comment gérer ces déficits d’attention. Il ne faut pas crier, ni les ramener à l’ordre constamment. Il faut les laisser faire. Pour vous illustrer la chose, je vais vous expliquer une situation qui s’est produite dans mon groupe de jeunes pas plus tard que lundi dernier :

Je suis moniteur d’un groupe de 7 ans. Avec ma collègue, nous avons 21 jeunes dans notre groupe. Nous sommes à l’extérieur, et en attendant notre plage horaire de piscine, nous décidons de jouer à un petit jeu en cercle qui s’appelle « le choc électrique ». Grosso modo, il faut se tenir la main, et une personne choisie au départ serre la main de son ami à sa droite, qui à son tour, va serrer la main de son ami à sa droite. Et ainsi de suite. Une personne au centre du cercle doit déterminer où est rendu le choc électrique. Bon. Mon petit Grégoire (nom fictif) ne veut pas jouer. Il est TDAH. Il se lève et va jouer dans le sable pas très loin. Je l’invite à rester avec nous ; pas de réponse. Ma collègue lui dit de revenir dans le cercle ; toujours pas de réponse. Il continue de jouer dans le sable, et ne nous regarde même pas. J’ai décidé de changer de place dans le cercle pour avoir un contact visuel constant sur lui. Je l’ai laissé jouer dans le sable, et me suis assuré qu’il ne faisait pas de bêtises. Je lui ai dit une fois de ne pas tirer du sable, ce qu’il a fait. Quand notre tour de piscine est arrivé, nous nous sommes levés, et j’ai invité Grégoire à nous rejoindre pour aller à la piscine. Il est tout de suite venu, et s’est baigné comme tout le monde.

Pas grand-chose, vous me direz. Mais c’est une situation qui peut arriver couramment. Avoir crié après Grégoire et m’être levé pour le forcer à venir dans le cercle auraient probablement causé une crise de larmes/d’hyperactivité. J’aurais également perdu sa confiance, ce qui ne me permettrait pas de garder un certain contrôle sur lui. Le laisser-faire ses choses, tout en l’encadrant un petit peu, lui permet de vivre normalement. Et ce, sans déranger les autres camarades qui étaient en cercle.

Grégoire et moi, on s’entend bien. Je le laisse faire ses trucs, et on connaît les limites de chacun. Ça nous permet d’avoir du plaisir tant en groupe qu’individuellement.


On reconnecte la semaine prochaine !

mardi 24 juillet 2012

Sujets du 24 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns les autres." -Chamfort

Des cellules solaires transparentes
Une découverte scientifique récente relative aux panneaux solaires signifie que bientôt, les fenêtres de nos maisons pourraient être utilisées afin de produire une partie de l'énergie nécessaire dans notre quotidien. Cette percée pourrait aussi amener des développements dans une multitude d'autres applications, en rendant plus aisée la recharge de nos appareils électroniques..

Une équipe de chercheurs de la UCLA a en effet développé un type de cellule solaire qui capte le rayonnement lumineux infrarouge et le transforme en courant électrique tout en laissant passer près de 70% de la lumière visible chez les humains. Ces panneaux ont aussi l'avantage d'être flexibles et pourraient être produits à faible coût.

Ce genre de développement technologique, comme celui d'éoliennes volantes dont je faisais mention dans un billet le 10 juillet dernier, renforce davantage chez moi la certitude que les avancées technologique rapides peuvent « tuer » des industries et les rendre obsolètes plus rapidement que nous ne pourrions le croire. Cela vaut pour les éoliennes mais aussi pour d'autres technologies.

Pour plus de détails :


Les fameuses enveloppes discrétionnaires des députés
Dans la plus récente édition de l'hebdomadaire Le Riverain, on retrouve à la page 21 une photo avec la mention que « Pascal Bérubé donne 5000$ à l'église de Sainte-Anne-des-Monts ». La somme est tirée de son « enveloppe discrétionnaire ». Pascal Bérubé donne-t-il vraiment 5000$? Non!

En fait, il redistribue l'argent des contribuables en dorant son image au passage, comme tout autre député agissant ainsi. Cela vaut autant pour lui que pour Georges Mamelonet, Jean Charest ou Pauline Marois pour ne nommer que ceux-là.

J'aimerais mieux qu'on laisse davantage d'argent dans mes poches de contribuable et qu'on me permette de déterminer par moi-même à qui je veux faire un don et, pourquoi pas, si nos politiciens sont si « ouverts » qu'ils le clament, qu'ils nous permettent d'avoir droit à un crédit d'impôts du même genre que celui auquel nous avons droit en faisant un don à un parti politique.

Vivement que l'on élimine ces foutues enveloppes pour que les élus québécois, toutes tendances confondues, cessent de se donner du crédit en utilisant l'argent du public de la sorte.

J'aimerais franchement mieux donner 400$ par année à diverses oeuvres sociales de mon milieu tout en ayant droit à un crédit d'impôt de 75%, ce qui n'est pas le cas en ce moment, le crédit applicable étant bien moindre, que de donner une telle somme à un parti politique pour obtenir cet avantage. On ne devrait même pas permettre de crédit d'impôt lors de dons à un parti. Enfin, c'est mon avis...

Je doute fortement qu'un quelconque politicien actuellement en poste au Québec ait le courage politique de prendre position pour défendre ce que j'expose ci-haut dans ce billet, et vous?

lundi 23 juillet 2012

Sujet du 23 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
«La plupart des liaisons sont faites de "laissés pour compte" qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets.» -Léautaud (Paul)


Le maire de Trois-Pistoles et Gabriel Nadeau-Dubois
Interviewé par Dominic Maudais au sujet de la présence de Gabriel Nadeau-Dubois à une activité nommée l'Échofête, le maire de Trois-Pistoles, monsieur Jean-Pierre Rioux, a fait la semaine dernière des déclarations intéressantes sur les ondes de Radio X à Québec. Un lien vers l'entrevue figure plus bas.

La ville a fourni près de 20 000$ en subventions pour la fête, mais en apprenant que Gabriel Nadeau-Dubois devait être sur place pour prononcer une conférence sur la désobéissance civile, le maire Rioux a fait part de son désaccord, affirmant que des citoyens se sentant concernés lui ont déclaré qu'ils ne voulaient pas que l'argent de leurs taxes serve à financer une activité du genre.

Jean-Pierre Rioux fait maintenant l'objet de vives critiques de la part de représentants de la gauche québécoise, à commencer par Victor Lévy Beaulieu, qui se permet de parler du « manque de démocratie » des représentants du peuple, mais qui pour sa part a reçu au cours des quelque 20 dernières années 700 000$ en subventions pour le maintien de ton entreprise dans la région.

En gros, le maire Rioux déclare que l'argent du public ne doit pas servir à financer des activités partisanes à caractère politique et ajoute aussi, en lien avec des menaces à son endroit de la part de Victor Lévy Beaulieu, que ce dernier est un enfant gâté du système qui peut bien se permettre de sortir le drapeau des Patriotes, qui veut aussi fonder un pays, mais le maire trouve aussi étrange que VLB s'insurge parce que des élus ont une position divergente de la sienne quant à la manière de dépenser l'argent du peuple à des fins partisanes ou non. Le maire Rioux se demande quel genre de pays VLB aurait à nous proposer.

Gabriel Nadeau-Dubois doit toujours être sur place vendredi prochain, mais devrait parler d'environnement au lieu de désobéissance (non mais entre vous et moi, en qui GND est-il qualifié plus qu'un autre pour le faire?)

Que l'argent des contribuables soit utilisé pour financer une fête populaire apolitique, oui.

Que ce même argent soit utilisé pour financer des activités comme celle où Gabriel Nadeau-Dubois devait parler de désobéissance civile, non.

Si les organisateurs veulent une fête à caractère politique et partisan, ils n'ont qu'à fournir eux-mêmes leur financement alors. Ce ne sont d'ailleurs pas des artistes comme Victor Lévy Beaulieu qui déclarait lors d'une campagne fédérale où on parlait de coupes dans la culture qu'un dollar investi dans celle-ci rapporte 11$ de retombées? Vous pourriez nous le prouver maintenant non?

Pour plus de détails :

dimanche 22 juillet 2012

Sujet du 22 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
« Une âme peut se dire généreuse, quand elle prend plus de plaisir à donner qu'à recevoir. » -Chevalier de Méré


Générosité à l'état pur
Lors d'un concert de l'artiste country Blake Shelton, qui se déroulait à Kansas City la semaine dernière, deux inconnus ont posé un geste de générosité qu'un jeune homme et sa famille ne pourront jamais oublier.
Patrick Connelly souffre de handicaps sévères qui l'empêchent de marcher et de se tenir debout. Confiné dans une chaise roulante, il pouvait entendre l'artiste mais ne pouvait voir que le dos de gens debouts devant lui. Sa mère Cheryl de même que sa soeur ont tenté de le soulever, mais cela leur était impossible, Patrick étant trop lourd pour elles. Désespéré, Patrick s'est mis à pleurer de rage et de désespoir.

 
C'est à ce moment que deux jeunes hommes inconnus sont venus et ont soulevé Patrick à la hauteur de leurs épaules. Ils l'ont soutenu ainsi jusqu'à la fin du concert, prenant même le temps de l'amener près de la scène pour qu'il puisse mieux voir Blake Shelton. Les larmes de découragement du jeune homme sont vite devenues des larmes de joie. Aussi, à la fin du concert, Patrick a pu rencontrer son idole en personne.

La famille Connelly tente maintenant de retracer ces deux inconnus pour les remercier personnellement de ce geste purement altruiste de leur part.

Des actions simples et nobles comme celle-ci ne vous redonnent-elles pas à vous aussi un peu d'espoir en l'humanité?

Pour plus de détails :

samedi 21 juillet 2012

Sujets du 21 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est." -Sartre (Jean-Paul)


Des idées pour aménager votre escalier
L'espace qui se trouve sous l'escalier menant à l'étage dans votre maison est un vide qui ne sert à rien et vous aimeriez l'aménager? Que dire d'un espace pour des tiroirs ou une niche pour Fido? Si vous avez des idées du genre à partager, il me fera plaisir de les présenter ici.

Une niche pour Fido

Des tiroirs pour le rangement


Personne dépendante affective, par Nicolas Poulin-Gagné


Décolle, j’ai besoin d’air ! On connaît tous et toutes une personne dépendante affective. Il s’agit peut-être de votre conjoint ou conjointe, ou peut-être d’une ex-conquête. Et, qui sait, peut-être en êtes-vous une ! Pour avoir récemment rompu, je ne peux confirmer que mon ex-partenaire était dépendante affective, mais elle avait des « tendances » dépendantes affectives. C’est ce qui m’a donné l’idée d’en parler ici aujourd’hui.

Car, oui, le trouble de la personnalité dépendante existe. Il ne s’agit pas toujours d’une dépendance dans une relation conjugale, mais très certainement de traits de caractère dépendants. En d’autres mots, c’est un besoin intense et excessif de prise en charge. C’est une personne qui à du mal à prendre des décisions, n’assume aucune responsabilité, a du mal à exprimer son désaccord, a du mal à initier des projets. Et cherche à outrance le soutien et la compagnie. Ce sont là les caractéristiques principales d’une personne atteinte d’une personnalité dépendante.

C’est pour ça qu’une personne qui cherche constamment à être en relation conjugale, et a une peur bleue d’être laissée, est appelée dépendante. La personne qui nous appelle tous les soirs, qui cherche à nous faire dire « je t’aime », et la personne qui dit toujours « film ou restaurant, c’est comme tu veux », c’est ça, la dépendante. On parle d’une dépendance qui est directement reliée à la peur du rejet ! C’est ça, la clef.

Je tiens à préciser : Comme lors des mes dernières chroniques, ce n’est pas parce qu’on a quelques caractéristiques d’un trouble que l’on est nécessairement atteint. Tout être humain a des tendances dans plusieurs dizaines de troubles mentaux. Mais, ce n’est pas tout le monde qui est atteint, bien évidemment !

Mais peut-on parler maintenant d’un trouble de la personnalité « indépendante » ? En réalité, ce trouble n’existe pas encore. Et il ne sera pas pour la 5e édition du DSM en 2013 – le DSM étant le manuel scientifique par excellent pour diagnostiquer les troubles. Tous les troubles psychologiques s’y trouvent. Toutefois, ce genre de problème d’indépendance existe. On peut le remarquer chez les autres, ou même chez soi ! Mais je ne m’avancerai pas dans ce genre de trouble. Il y a beaucoup trop de causes, caractéristiques et traitements possibles que je n’ose pas dire quoi que ce soit là dessus. Sachez quand même que, malgré l’absence d’un trouble de personnalité indépendante, des traits d’une personnalité indépendante existent. Très grande nuance ici.

Maintenant, comment traiter les personnes dépendantes? Il n’y a pas vraiment de traitement… Les thérapies les plus utilisées de nos jours sont celles qu’on appelle « cognitivo comportementales ». Ces thérapies ont pour but de donner une autre vérité aux idées abstraites, et de les appliquer dans la vraie vie. Par exemple, qu’un message texte non-envoyé par notre partenaire ne veut pas dire qu’il ne nous aime plus; c’est peut-être juste qu’il est dans l’incapacité de le faire. Et, dans ce cas, au lieu de le téléphoner, et faire une crise de panique, il faut se relaxer et faire une activité qui peut nous détendre.

Sur ce, à la semaine prochaine !

vendredi 20 juillet 2012

Sujets du 20 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"L'approche est toujours plus belle que l'arrivée." -Alain-Fournier (Henri Alban Fournier, dit)


C'est le temps des vacances
C'est le temps des vacances! Ayant eu de la visite au cours des derniers jours, j'ai aussi travaillé sur d'autres dossiers personnels. J'ai donc pris congé en ce qui a trait à mon blog, ne vous proposant aucun billet du mardi au jeudi. Il se peut que cela se produise encore d'ici septembre, quoique je vais me pousser dans le derrière pour au moins vous suggérer quelques liens à visiter au quotidien.

Le billet hebdomadaire de Nicolas Poulin-Gagné présenté habituellement le mercredi sera publié samedi cette semaine. Il porte sur les personnes dépendantes.

Je vous rappelle aussi que vos suggestions et commentaires sont toujours les bienvenus.


Manoeuvres électoralistes?
Suite au passage de Jean Charest dans l'Est du Québec, passage au cours duquel il a fait l'annonce de nouveaux contrats éoliens par Hydro-Québec, les coups pleuvent sur le gouvernement Charest qu'on accuse de réaliser des manœuvres électoralistes.

Or, croyez-vous que le PQ ou un quelconque autre parti détenant le pouvoir agirait différemment dans une position similaire?

Je voyais encore cette semaine Pascal Bérubé photographié en train de remettre des montants de 5000$ de son « enveloppe discrétionnaire » pour des réparations d'églises dans la région. N'y a-t-il pas là un geste électoraliste? Je compte d'ailleur revenir sur le sujet bientôt!

Pour ce qui est des éoliennes "terrestres" qui produisent sporadiquement du courant en fonction des vents au niveau du sol, je suis d'avis que les éoliennes aériennes profitant des vents plus constants à haute altitude sont la voie d'avenir, et que tout ce qu'on bâtit au Québec deviendra obsolète plus vite que l'on ne pourrait le croire.




Une fusillade au Colorado? Observez les médias québécois traitant la nouvelle maintenant
Une fusillade durant la première du dernier film de la série Batman à Denver, au Colorado, a provoqué la mort d'au moins 12 personnes selon les plus récents communiqués de la police.

Avez-vous remarqué le comportement des médias québécois lors de chaque tuerie du genre? Comme le soulignait ce matin un de mes contacts sur Facebook, Jeff Plante, s'il advient que le tireur impliqué est blanc et chrétien, on mettre l'emphase sur ces points, on va certainement l'associer à la droite, et en plus, ce triste incident sera utilisé comme exemple par des partisans du contrôle des armes à feu pour qu'on impose un contrôle encore plus serré au Canada.

J'ai pris le temps d'écoute l'émission « La Tribune » sur les ondes de SRC ce midi, et comme il fallait s'y attendre, des auditeurs ont sorti une fois encore la « poutine » habituelle  :

On a fait une lien entre cette tragédie, Stephen Harper et le registre des armes à feu ;
On a également relié ladite tragédie à Jean Charest et au conflit étudiant ;
On a aussi relié cette tragédie au dogme féministe qui dit que moins d'hommes égale moins de violence...

Est-ce que cela doit nous étonner?

lundi 16 juillet 2012

Sujet du 16 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Je ne sais ce que c'est que des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi." -Diderot (Denis)


Quitter les USA
Ce doit être à cause du biais gauchiste de nombreux médias québécois que nous n'entendons jamais parler de statistiques comme celles qui suivent. Voici un tableau qui présente le nombre d'Américains qui ont renoncé à leur citoyenneté de 2002 à 2011 :



On pourrait croire que c'est sous la présidence de Bush que davantage de gens quittaient le pays. Or, ce n'est pas le cas. De 2002 à 2008, donc durant une période de six ans, 3334 Américains ont abandonné leur citoyenneté. Si on calcule le total de 2009 à 2011, sous l'administration Obama, ce total en trois années seulement atteint 4076 personnes!

Pourtant, au lendemain de l'élection de Bush, les médias mentionnaient que plus d'Américains souhaitaient quitter le pays... Pourquoi donc?

Pour plus de détails :

dimanche 15 juillet 2012

Sujet du 15 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Le commencement de toutes les sciences, c'est l'étonnement de ce que les choses sont ce qu'elles sont." -Aristote


How Stuff Works
L'idée de mon sujet du jour m'est venue vendredi dernier en jasant avec une jeune étudiante qui se passionne pour les sciences. Les plus vieux d'entre vous chers lecteurs ont eu dans le passé à consulter des livres à la bibliothèque pour apprendre au sujet de la science et de la technologie.

Avec Internet, la tâche s'est simplifiée. Un excellent site vous permet d'en apprendre beaucoup à l'aide d'explications simples et d'images, sauf qu'une fois encore, la maîtrise de l'anglais est nécessaire pour bien comprendre. Je fais ici référence au site Web « How Stuff Works ».

Ici par exemple on explique ce qu'est le boson de Higgs :


Le site s'est développé depuis quelques années, au point où on y trouve une multitude d'informations diverses, que ce soit au niveau de l'histoire ou bien des loisirs, les automobiles, la culture, etc. Des quizzes peuvent être complétés et il y a aussi des jeux.

Bonne visite!

Pour plus de détails :

vendredi 13 juillet 2012

Sujets du 14 juillet 2012

Proverbe/citation du jour
«Pour réussir, retenez bien ces trois maximes: voir c'est savoir, vouloir c'est pouvoir, oser c'est avoir.» -Alfred de Musset


Tirer pour financer un parti politique
Celle-là, elle risque de faire jaser les gens qui n'aiment pas la droite québécoise et qui lui collent une étiquette de « violence ».

François Picard, candidat du Parti conservateur du Québec, organise une activité de financement peu commune : pour 75$, les personnes intéressées pourront participer à une séance de tir au pigeon d'argile incluant une boîte de cartouches de .12 et un reçu pour les impôts. Fait à noter, les cartouches sont fournies par le club et non par le parti, donc non déductibles pour les impôts. C'est le 12 août prochain, au centre de tir Maska de Saint-Dominique, que se tiendra l'événement.

Il me semble clair que le Parti conservateur du Québec souhaite ainsi lancer un message à la population en général et aussi aux électeurs potentiels en démontrant qu'il supporte les chasseurs et amateurs d'armes à feu de la province, ce qu'aucun autre parti ne fait. Exit les soupers-bénéfice où l'on mange du spaghetti, les activités vin et fromage et les cocktails, sortez votre «pompeux»!!! Il y en aura sûrement maintenant pour critiquer ce parti pour une activité du genre :

  • «Ah qu'ils sont violents les gens de droite!»
  • «La droite québécoise méprise les victimes de la Polytechnique!»
  • «Il ne faut pas que ces gens soient élus, sinon le Québec va devenir le Far Ouest et nos enfants vont se faire tirer dans les rues!»

Il y a de la violence dans tout ça? C'est une activité de financement destinée à des adultes, elle sera bien supervisée, et à ce que je sache, en plus, on parle même ici d'une discipline olympique, parce que oui, le pigeon d'argile en est une!

Je conclue en FÉLICITANT les gens du Parti conservateur du Québec pour cette initiative. Il y a tellement longtemps que les gens de la droite se font critiquer et tasser qu'il est temps qu'ils affirment haut et fort ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient.

Mon seul regret est que je sois en Gaspésie, c'est un peu long à rouler pour m'y rendre, mais qui sait, ce même parti organisera peut-être une activité similaire en Gaspésie dans un avenir qui peut être plus près que l'on ne le pense non?





Sujets du 13 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"Tout homme est sensible quand il est spectateur. Tout homme est insensible quand il agit." -Alain (Émile Chartier, dit)


«Shit Happens», à la piscine comme ailleurs
«Shit Happens.» Autrement dit, des malheurs, ça arrive dans la vie. Comme c'est le cas chaque année lors de la saison estivale, les médias rapportent à nouveau nombre de noyades à travers la province. On en compte déjà 34 depuis le début du mois de mai, parmi celles-ci des enfants morts dans des piscines. Le total pour l'année en cours est de 44 personnes décédées.

Comme il faut s'y attendre à chaque fois qu'un ou plusieurs dames en série touchent la population, des gens demandent davantage de législations afin d'assurer la sécurité de la population, que ce soit en resserrant les règles entourant la sécurité autour des piscines, ou bien des amendes plus sévères pour les gens qui ne portent pas de veste de sauvetage sur les cours d'eau.

Citant un cas qui s'est produit en Australie, une dame du Barreau demande même que l'on accuse de négligence criminelle les parents qui ne prennent pas suffisamment de précautions pour assurer la sécurité de leurs enfants.

Je ne crois pas qu'en légiférant plus encore nous allons pouvoir résoudre cette problématique. Certes, en obligeant les propriétaires de piscines à se conformer à davantage de réglementation, quelques noyades seront assurément évitées, mais croyez-vous vraiment qu'une loi pourra protéger à 100% tous les gens composant la société contre l'imbécilité humaine? Il y aura toujours des gens qui ne feront pas attention et des drames qui vont se produire, quelles que soit les lois en place.

Je m'attends quand même en ce qui me concerne à ce que suite aux réactions du public face à ces morts tragiques d'enfants, on va encore dépenser beaucoup d'argent dans des campagnes de prévention et dans de nouveaux règlements. Nos chers politiciens trouvent ici encore un beau prétexte pour gagner les faveurs populaires, mais en bout de ligne, est-ce qu'une loi écrite peut non seulement empêcher les drames, mais se substituer au gros bon sens que la plupart des gens ont déjà?


Pour plus de détails :


Sondage
Nous vous proposons une question sondage sur le sujet aujourd'hui :

«Le gouvernement du Québec doit mettre en place des lois plus sévères car celles-ci auront un impact positif qui permettra un réduction du nombre de noyades dans la province. »

-Oui
-Non
-Aucune opinion/Indécis

jeudi 12 juillet 2012

Sujets du 12 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"J'ai dit des vérités aux hommes; ils les ont mal prises; je ne dirai plus rien." -Rousseau, Jean-Jacques (1712-1778)


25 000
Ce blog a atteint son 25 000 visiteur mercredi peu avant l'heure du souper. Il a fallu sept mois et cinq jours pour toucher ce total, ce que je trouve bien, compte tenu qu'au départ j'avais comme prévisions d'atteindre 12 000 visiteurs durant l'équivalent d'une année complète.

Merci à vous d'être nombreux et nombreuses à venir lire ce que l'on y retrouve, mais surtout d'ajouter vos commentaires et suggestions.


Pascal Bérubé ne supporte pas la critique et pourtant...
Des événements récents dans la presse régionale impliquant le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé, et le blogueur Réal-Jean Couture, me rappellent un fait qui s'est déroulé durant le conflit de 1939-1945.

Dans un ouvrage portant sur la Seconde Guerre mondiale, j'ai lu un jour qu'une force militaire de l'Axe occupant une petite place forte sur une île isolée s'est rendue aux Alliés au petit matin, après avoir toute la nuit durant entendu le bruit produit par des chars d'assaut et d'autres équipements militaires que l'ennemi faisait débarquer sur la plage environnante.

Le bruit provoqué par le débarquement a à lui seul provoqué une panique telle que les soldats ont décidé de se rendre, sauf qu'après leur reddition, ils se sont aperçus que les forces alliées étaient bien moindres qu'ils ne le croyaient. Il s'agissait de camions équipés de hauts-parleurs et d'appareils de diffusion qui ont fait jouer durant l'obscurité le bruit d'équipement lourd en phase de débarquement. La tromperie alliée avait porté fruit, et sans la moindre goutte de sang, le fort a été capturé.

Cet exemple en est un parmi tant d'autres qui démontre que la tromperie peut être efficace pour convaincre un adversaire de cesser tout combat avant même que celui-ci débute. Le même principe s'applique au monde politique de 2012 au Québec : certains politiciens usent visiblement de tactiques similaires dans le but d'affaiblir la volonté de l'opposition à laquelle ils font face, qu'elle soit politique ou autre.

Récemment, Pascal Bérubé, l'actuel député péquiste de Matane et futur candidat dans la nouvelle circonscription de Matapédia-Matane, a crié haut et fort son insatisfaction face à deux textes écrits par des journalistes/chroniqueurs de L'Avantage, Roger Boudreau et Réal-Jean Couture. Des liens vers les articles en question figurent ici bas.

Si vous observez attentivement, vous remarquerez dans la section des commentaires un véritable bombardement de commentaires négatifs, surtout à l'endroit de Réal-Jean Couture, un commentaire demandant même sa démission en se basant sur le pointage en sa défaveur dans la section destinée à cette fin.

Pascal Bérubé pour sa part lui-même affiché sur Facebook une image présentant le passé de candidat libéral de Réal-Jean Couture en émettant des commentaire à son sujet :

Et les gens qui ne pensent pas comme vous doivent se laisser faire Monsieur le député???

Le fait d'avoir été candidat libéral lui ôte le droit de parole Monsieur le député?


Est-ce un crime que d'avoir été dans le passé un candidat d'un autre parti que le sien? Est-ce un crime au Québec que d'émettre une opinion négative à l'endroit de Pascal Bérubé? L'attitude du député de Matane me semble comparable à celle des Carrés rouges dans le conflit étudiant : « J'ai droit de penser et de faire tout ce que je veux, mais pas vous, parce que j'ai à moi seul le monopole de la vérité. »

Le « bombardement » subit par Réal-Jean Couture est il si puissant qu'on ne pourrait le croire, ou s'agirait-il simplement d'un jeu de miroirs et de boucane orchestré par le député péquiste et une petite clique de supporteurs? Tout cela ressemble à mon avis à l'histoire de chars d'assaut et de hauts-parleurs mentionnés ci-haut, sauf que l'adversaire ne risque pas de lever le drapeau blanc si facilement dans le cas présent!

Dès qu'un article lui est défavorable, Pascal Bérubé crie au scandale, mais ne se gêne pas pour sa part de réserver un traitement similaire à ses adversaires par des médias officiels ou autrement. Réal-Jean Couture, Roger Boudeau ou tout autre citoyen a le droit d'émettre son opinion, et celle-ci peut être défavorable à Bérubé ou à tout autre personne, et tant que cela demeure dans les limites de l'acceptable, je ne vois vraiment pas en quoi ces gens devraient se taire.

Ce que je considère scandaleux ici, ce n'est pas ce que Réal-Jean Couture a écrit, mais le fait que des gens tentent de le faire taire et de l'empêcher d'exercer un droit fondamental en démocratie.

Si Pascal Bérubé veut jouer cette "game", qu'il accepte de faire l'objet de commentaires négatifs raisonnables et de remise en question de ses prises de position par les autres. S'il en est incapable, il n'a pas sa place en politique active, point.


Pour plus de détails :

mercredi 11 juillet 2012

Sujets du 11 juillet 2012


Proverbe/citation du jour
"L'esclave n'a qu'un maître; l'ambitieux en a autant qu'il y a de gens utiles à sa fortune." -Jean de la Bruyère


Une réflexion au sujet des enfants
Je vous invite aujourd'hui à vous replonger dans vos souvenirs d'enfance. Vous devez certainement vous rappeler d'au moins une occasion où vous avez réalisé quelque chose qui était hyper important pour vous, comme enfant, que ce soit un «gâteau» en terre ou un château dans le carré de sable, un dessin dans lequel vous avez mis tout votre amour pour montrer votre appréciation à une personne proche, etc. Vous retenez surtout de ce moment la réaction de l'adulte, qui n'a porté que très peu d'attention envers ce que vous avez alors réalisé. Encore aujourd'hui, vous pouvez même ressentir de l'amertume ou de la tristesse qui a résulté de cette ignorance adulte face à ce moment de votre jeune vie.

Prenons-nous vraiment conscience à titre d'adultes de l'importance qu'ont à leurs yeux toutes les petits choses que que nous disent les enfants et de l'influence que cela peut avoir sur toute la suite de leur développement et de leurs relations avec nous, les adultes? Une réflexion de Catherine M. Wallace portant sur le sujet retient mon attention.


C'est via une page Facebook destinée aux survivalistes que je l'ai retrouvée, plus tôt cette semaine. Elle est en anglais alors je vais tenter de la traduire en gardant autant que possible le sens du texte original. Si vous croyez pouvoir l'améliorer, n'hésitez pas à me le faire savoir :

«Listen earnestly to anything your children want to tell you, no matter what. If you don't listen eagerly to the little stuff when they are little, they won't tell you the big stuff when they are big. Because to them all of it has always been big stuff. » -Catherine M. Wallace www.spirituallythinking.blogspot.com

«Écoutez avec sérieux ce que vos enfants souhaitent vous dire, peu importe de quoi il s'agit. Si vous n'écoutez pas avec empressement les petites choses choses qu'ils vous disent quand ils sont tout petits, ils ne vous parleront pas des choses importantes quand ils seront plus grands. Et ce parce que pour eux, tout cela aura toujours été des choses importantes.» -Catherine M. Wallace

Lisez, relisez, mémorisez et surtout, METTEZ EN APPLICATION la prochaine fois qu'un tout petit vous fera part de sa vision du monde qui l'entoure.




Les phobies – Par Nicolas Poulin-Gagné
Si je vous dis la nanopabulophobie ? Ou même l’ailurophobie ? Et peut-être même la triskaïdékaphobie ? Ce sont toutes des phobies qui existent réellement, croyez-le ou non. Je vous dirai à la fin de mon texte que veulent dire ces phobies. 

Mais qu’est-ce qu’une phobie ? C’est la peur persistante et intense, à caractère irraisonné, que déclenche quelque chose. La phobie provoque une réaction d’anxiété démesurée, de la panique, de l’évitement, etc. Et, souvent, la personne phobique sait qu’elle est phobique ; personne n’a de surprise quand on les diagnostique phobiques !

Il existe plusieurs types de phobies. Il existe celles de type sang-injection-accident (peur du sang, peur de se couper avec un couteau), celles de type situationnel (la fameuse claustrophobie, c’est-à-dire la peur des lieux clos, la peur des avions), celles de type environnement naturel (peur des orages, peur de l’eau), celles de type animal (besoin d’une explication quelqu’un ?). Et j’en passe !

Toutefois, la plus connue est la phobie sociale. C’est la peur d’être exposé à des gens, ou situations sociales, qui ne sont pas familiers. La fameuse « crise de panique » peut survenir, alors que l’anxiété dans un contexte qui demande des contacts sociaux est beaucoup trop grande. C’est pas moins de 13,3 % de la population en Amérique du Nord qui est touchée ! 

Il existe un moyen très simple d’enrayer des phobies. C’est une technique apprise dans un cours d’introduction aux psychopathologies, et elle est, selon moi, la plus facile à faire. Il s’agit de viser ce qu’on appelle « l’habituation » versus « l’évitement ». On expose graduellement le patient au stimulus dérangeant. À chaque présentation du stimulus, tout d’abord à très faible intensité, le patient vit une certaine anxiété, mais contrôlable. Puis, quand elle est jugée comme étant normale, on augmente l’intensité, et la durée. Petit à petit, l’individu pourra s’habituer à de plus en plus grandes intensités, sur une plus grande durée. Jusqu’à pouvoir contrôler sa phobie, c’est-à-dire y être habitué, d’où vient le terme « habituation ». L’évitement, lui, ne fait qu’intensifier la phobie. L’individu aura non seulement peur en présence de sa phobie, mais anticipera son anxiété. Il anticipera les probables crises de paniques, les probables hontes sociales, et autres sentiments négatifs. Puis, s’il y a encore évitement, l’individu pourra même aller jusqu’à développer des problèmes de santé mentale graves, puisqu’il pourrait avoir peur alors que la stimulation n’est même pas près d’arriver.

Bref, il faut retenir une chose : si vous avez une peur bleue de quelque chose, exposez-vous à cette chose graduellement. Il ne faut pas y aller trop fort dès le premier coup ! Et, après plusieurs fois, vous pourrez contrôler votre peur. Ou, du moins, être pas mal plus en contrôle qu’avant. 

Ah oui, j’oubliais. Pour les trois phobies mentionnées au début. Saviez-vous que l’ailurophobie est la peur intense des chats ? Que la triskaïdékaphobie est la peur du chiffre 13, et tout ce qui s’y rattache ? Et, finalement, ma préférée, la nanopabulophobie, c’est-à-dire la peur des nains de jardins à brouette ? 

Oui, ce sont toutes des phobies diagnostiquées, et traitées actuellement en quelque part dans le monde ! 

On reconnecte la semaine prochaine !