samedi 30 juin 2012

Sujets du 30 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Les dictatures sont un grand effort manqué des peuples pour échapper au dégoût, à ce désœuvrement de l'âme." -Georges Bernanos



Charité de gauche, charité de droite
Notre perception du rôle de l'État dans la société a-t-elle une influence sur notre manière de donner pour des causes sociales et de se retrousser les manches pour faire du bénévolat? Il semble bien que oui.

Antagoniste.net propose deux tableaux qui illustrent le tout de manière assez flagrante. D'abord, un tableau donne des détails sur les dons moyens aux organismes de bienfaisance ou sans but lucratif dans chaque province canadienne :

Source : Antagoniste.net

Ensuite, un second présente le nombre moyen d'heures de bénévolat aux organismes de bienfaisance ou sans but lucratif, toujours en comparant les diverses provinces canadiennes :

Source : Antagoniste.net

Dans les deux cas, le Québec est au dernier rang. L'image du Québécois généreux et solidaire en mange une claque n'est-ce pas? Ce sont les Albertains qui sont les plus généreux et les Néo-Écossais qui travaillent le plus à titre de bénévoles.

Qu'est-ce qui peut le mieux expliquer le phénomène? J'ai l'impression qu'il découle du fait que depuis l'apparition des mesures sociales gouvernementales suite à la Seconde Guerre mondiale, l'ingérence grandissante du gouvernement dans la vie des gens a fait en sorte qu'au lieu de prendre en main leur générosité, les individus ont laissé l'État le faire à leur place. C'est la même chose en terme de bénévolat. Combien y a-t-il au Québec de fonctionnaires et de responsables d'organismes subventionnés qui justifient ou créent leur «job» sous le prétexte d'aider les autres? Combien de centaines de milliers de dollars de nos taxes et impôts sont ainsi utilisés sans que l'on nous donne la possibilité de choisir nous-mêmes à qui nous voulons donner?

Cela me rappelle le fameux crédit d'impôts accordé aux partis politiques. Si vous donnez 400$ à un parti, vous recevez 300$ de crédit en retour. Donnez la même somme à un organisme de charité et vous aurez droit à un montant bien moindre. Ce ne devrait pas être le contraire plutôt?


Pour plus de détails :



RadioEGO
Si vous ne connaissez pas déjà ce site, je vous invite aujourd'hui à visiter RadioEGO. Il s'agit d'un lieu de diffusion de fichiers audio dans lequel chaque utilisateur inscrit a un compte sous forme de "STATION" qui lui permet de diffuser ses fichiers audio et de commenter sur ceux placés en ligne par d'autres utilisateurs.

On y retrouve quelque 11 400 extraits de diverses stations radiophoniques, qu'elles soient du type «standard» ou bien basées sur Internet, et ce nombre croît à chaque jour. On y parle politique, sports, société, humour, religion, etc.

Une cinquantaine d'entrevues réalisées durant mes quatre années et demie d'animation au FM 100,3 sont disponibles sur ce site. En tapant «cjmc» ou «Gaspésie» vous en retrouverez aisément plusieurs.

Bonne écoute!

Pour plus de détails :

vendredi 29 juin 2012

Sujet du 29 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"En guerre comme en amour, pour en finir il faut se voir de près." -Napoléon 1er

«300», la vraie histoire
Gerald Butler - 300
À sa sortie, il y a quelques années, le film « 300 », mettant en vedette Gerald Butler dans le rôle de Léonidas, le roi de Sparte qui a mené une bataille désespérée contre l'envahisseur perse avec 300 membres de sa garde personnelle, a suscité l'engouement envers cet épisode héroïque de l'Antiquité qu'est la bataille des Thermopyles.
Il faut toutefois garder à l'esprit que ce film joue grandement dans la fiction. En réalité, les 300 Spartiates n'étaient pas seuls lors de la bataille. Les cités grecques avaient à leur disposition une force de 7000 fantassins, sans aucun appui de cavalerie toutefois, et leur marine comportait 271 trirèmes. L'armée perse, pour sa part, avait une supériorité numérique écrasante : 250 000 fantassins, 50 000 cavaliers et 1200 trirèmes. Les nombres jouaient nettement en faveur de Xerxès 1er.

Léonidas - The Last Stand of the 300
À la guerre, il n'y a pas que le nombre qui compte : la stratégie peut jouer un rôle significatif pour compenser. Afin de maximiser leurs chances de stopper l'agression, les Grecs ont regroupé leur armée en un lieu étroit le long de la côte, dans les Thermopyles.

À cet endroit, leur petit nombre leur permettait de bloquer le passage en limitant la liberté de mouvement de l'ennemi.

Si Léonidas et ses 300 ont été choisis pour diriger la défense, c'était parce qu'ils étaient, selon des experts modernes, des troupes d'élite, le « Delta Force » de l'Antiquité, et ils avaient comme mission de stopper les Perses ou de mourir en tentant de le faire, et c'est ce qu'ils ont fait.

La bataille a duré trois jours. C'était une suite combats féroces qui se sont terminés après qu'un traître eut donné aux Perses des informations qui leur ont permis de positionner des archers pouvant attaquer l'ennemi d'une position élevée et d'attaquer les Grecs par l'arrière.

À ce moment, au troisième jour, la plupart des troupes grecques s'étaient déjà repliées, laissant derrière les 300 spartiates sous le commandement de Léonidas, ainsi que 700 volontaires des citées de Thèbes et de Thespies, qui ont été massacrés, mais dont le courage et la détermination ont stoppé Xerxès dans sa tentative d'envahir les cités-états.

Cette bataille de l'antiquité, où un petit nombre a fait toute la différence, est un moment crucial de l'histoire de l'Occident, car en se sacrifiant, Léonidas et ces 1000 soldats ont sauvé les démocraties naissantes dont découlent celles d'aujourd'hui. Si la Perse avait envahi la Grèce, l'histoire moderne aurait certainement été différente.

Themistoclès - The Last Stand of the 300
De nombreux faits en lien avec cette guerre ancienne ne sont pas suffisamment connus, comme par exemple le fait que pendant que Léonidas commandait les troupes terrestres, un amiral grec du nom de Thémistoclès, commandant les 271 trirèmes, a mené une brillante série d'attaques contre la flotte perse. Des historiens croient qu'il est le génie militaire derrière toute la défense grecque., autant sur terre que sur mer.

Un documentaire intitulé «The Last Stand of the 300» vous permettra d'en apprendre beaucoup sur le sujet, notamment le fait que les «Immortels» étaient loin de ressembler aux ninjas que l'on peut voir dans le film de Zack Snyder, et que certaines anecdotes, comme celle où un des lieutenants de Léonidas a répliqué à un émissaire perse, quand il a dit que le ciel serait obscurci par les flèches, qu'ils se battraient dans l'ombre, sont véridiques.

Les Hoplites de Léonidas - The Last Stand of the 300
Aussi, les Spartiates pouvait décorer leur bouclier, contrairement à ce que l'on peut voir dans le film. Un des spartiates, au lieu d'y mettre un animal féroce, y a mis... une mouche. Quand on lui a demandé pourquoi il décorait son bouclier d'une minuscule mouche, il a répliqué que celle-ci ressemblerait à un lion aux yeux des ennemis qui y feraient face de près.

Si vous maîtrisez suffisamment l'anglais, vous allez assurément apprécier ce documentaire. Bonne écoute!



Pour plus de détails :

jeudi 28 juin 2012

Sujets du 28 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Je ne sais ce que c'est que des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi." -Denis Diderot


«Vermin Supreme for President»
Lors des primaires pour le choix des candidats à la présidence des États-Unis, l'attention se tourne surtout vers les grosses pointures, ce qui fait qu'on oublie l'existence de plusieurs autres candidats qui briguent le même poste. Parmi eux on retrouve parfois des individus farfelus qui viennent mettre de la couleur dans la campagne. Vermin Supreme (Vermine Suprême!) en est un parfait exemple, et à ce que je sache, on n'a pas parlé de lui au Québec, ce qui m'incite à vous le présenter aujourd'hui.

Vermin Supreme est un artiste, un anarchiste et aussi un activiste qui a présenté sa candidature à diverses élections depuis 1988, d'abord comme maire de Baltimore, puis comme candidat démocrate à partir de 2004. On peut aisément le reconnaître par son costume et sa longue barbe qui le font ressembler à un magicien, mais aussi par la botte en caoutchouc qu'il porte comme chapeau et une brosse à dents géante qu'il porte avec lui.

Son programme politique est toujours des plus farfelus. Il est clair que c'est un message satirique lancé aux politiciens plus sérieux qui souvent se lancent dans des programmes de création d'emploi inefficaces ou qui limitent davantage les libertés individuelles au nom du bien commun.

Par exemple, pour la campagne présidentielle de 2012, il souhaite la mise en place d'un programme obligatoire de brossage de dents pour rendre les sourires plus éclatants avec du dentifrice fourni par l'État. Il souhaite ainsi aider les Américains à avoir plus de mordant.

Aussi, il veut offrir un poney gratuit à tous les habitants du pays, pour créer ce qu'il appelle une «Poney Based Economy» dans laquelle le pays réduirait sa dépendance au pétrole étranger. Le crottin des poneys permettrait aussi la création de méthane qui serait utilisé comme combustible et de fumier pour fertiliser les champs, tout en créant bien sûr beaucoup d'emplois pour fournir les animaux à tous. Il mettrait aussi en place un programme fédéral d'identification des poneys.

Finalement, dans l'extrait YouTube présenté ici bas, il parle de son intention d'utiliser des zombies devant lesquels on agiterait des cerveaux pour activer des turbines géantes afin de créer plus d'énergie verte encore.

Il termine sa présentation en chantant des slogans sur l'air de la danse des canards et lance des confettis sur Randall Terry, un candidat démocrate contre l'avortement et l'homosexualité, en disant que Jésus lui a demandé de le faire pour qu'il devienne gay!

Ce serait certainement une bonne chose que des candidats du genre viennent mettre de la couleur dans les élections, qu'elles soient municipales, provinciales ou fédérales, ici au pays. J'aimerais bien voir la réaction de plusieurs politiciens constipés d'ici s'ils avaient à réaliser un débat avec un « Vermin Supreme » gaspésien!

Pour plus de détails :


Une lettre du directeur général du PLQ à Guy Séguin
Guy Séguin est un vidéaste qui a réalisé un vidéo de Pauline Marois agitant maladroitement des couverts de casseroles en guise de contestation lors des élections partielles qui se sont déroulés il y a quelques temps. Il a porté plainte contre le Parti libéral du Québec, qui a utilisé un extrait modifié de son vidéo dans une publicité, clamant que le PLQ n'avait pas le droit de le faire.

Ce même Guy Séguin présente pourtant le même vidéo sur une page Facebook intitulée «Sortons les libéraux» sur laquelle il incite les membres à voter pour le PQ.

Karl Blackburn, directeur général du PLQ, a adressé avant-hier à Guy Séguin un lettre expliquant pourquoi les libéraux ont utilisé le fameux vidéo de Pauline Marois avec ses couverts de casseroles dans une publicité :

Une copie de la lettre


J'ai l'impression qu'on a ici encore un bel exemple du double-standard qui règne au Québec : certains partis ou groupes d'intérêts peuvent se permettre à peu près tout, notamment de salir un politicien comme Jean Charest, en modifiant des vidéos où il apparaît, en le comparant à un nazi, etc. et personne n'a le droit de s'opposer à cela. Par contre, Pauline Marois fait une folle d'elle-même en agitant des couverts de casseroles et en portant un carré rouge et il faudrait que le peuple s'abstienne de tout commentaire négatif à son endroit.

Je me répète ici encore : est-ce que le droit d'expression est équitable pour tous au Québec?

Pour plus de détails :

mercredi 27 juin 2012

Sujets du 27 juin 2012


Proverbe/citation du jour
«Les enfants trouvent tout dans rien, les hommes ne trouvent rien dans tout.» -Giacomo Leopardi


La maltraitance des enfants en Haute-Gaspésie
Johanne Fournier signe dans l'édition du journal Graffici de juillet 2012 un article portant sur la maltraitance d'enfants en Haute-Gaspésie. Celui-ci fait part d'une situation fort inquiétante, car la MRC affiche le plus haut taux de maltraitance d'enfants, une moyenne de 47,8 d'entre eux sur 1000. Pour vous donner une idée, cette proportion est trois fois plus élevée si on la compare à celle du reste du Québec, qui est de 16,7 enfants sur 1000!!!

L'article mentionne aussi que la maltraitance a plus que doublé entre 2001 et 2010. Elle est passée de 20 à 47,8 signalements par 1000 enfants. En 2010-2011, il y a eu un total de 80 signalements sur le territoire de la Haute-Gaspésie. 39 de ceux-ci étaient pour de la négligence et 24 pour des mauvais traitements psychologiques.

Maltraitance des enfants en Gaspésie en tableau

Secteur
Nombre d'enfants sur 1000
Haute-Gaspésie
47,8
Rocher-Percé
35,9
Côte-de-Gaspé
20,8
Baie-des-Chaleurs
15,2
Moyenne gaspésienne
25,3
Moyenne provinciale
16,7
Source : Agence de santé et des services sociaux de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

Notez que seule la région de la Baie-des-Chaleurs est sous la moyenne provinciale.

Des personnes interrogées pour l'article présentent des causes possibles en lien avec le phénomène, notamment la pauvreté, la consommation de drogues et d'alcool, de même que des logements inappropriés.

Il est évident que les facteurs ci-haut mentionnés entrent en ligne de compte dans plusieurs cas. Le docteur Lavigueur, de Sainte-Anne-des-Monts, responsable du Centre de pédiatrie sociale, n'aime pas qu'on associe les problèmes sociaux de la Haute-Gaspésie à la pauvreté.

Je suis d'avis que le contexte sociaux économique global de la région est une grosse partie du problème. Cependant, ne disposant pas de données statistiques sur le taux de placement dans des régions plus « riches » ou plus « scolarisées », il m'est difficile de m'avancer davantage. Quoi qu'il en soit, je me demande si, comme facteur explicatif, nous ne pourrions pas aussi retenir qu'il y a aussi dans notre région des gens qui devraient s'abstenir d'avoir des enfants, tout simplement parce qu'ils sont incapables d'en élever adéquatement. Devrait-on aussi inciter les gens moins habiles à avoir des enfants à ne pas en avoir?


Un policier poignardé à Rimouski? À quand un registre des couteaux de cuisine maintenant?
Un policier de 39 ans de la Sûreté du Québec (SQ), détachement de Rimouski, a été grièvement blessé vers 22 h 30, lundi soir dernier, dans le stationnement du centre commercial la Grande Place, après qu'il eut été victime d'une agression à l'arme blanche.

L'événement s'est produit lorsque les policiers ont reçu un appel pour se rendre dans le secteur, où on avait signalé la présence d'un automobiliste en état de crise. C'est en tentant de la maîtriser que le policier a été blessé. Des discussions pour le calmer n'ont pas porté fruit, et lorsque l'individu a foncé sur eux, l'OC, aussi appelé «poivre de cayenne», a été inefficace. Ce n'est qu'après avoir menotté Jimmy Bertrand, 33 ans, un individu au passé violent qui a séjourné jusqu'à avril dernier dans un hôpital psychiatrique pour cause de problèmes mentaux, que le policier s'est aperçu qu'il était blessé au haut du corps.

Le policier impliqué a eu une artère sectionnée. Il a subit une chirurgie à Québec mardi matin et son état est heureusement stable. Une longue convalescence est à prévoir toutefois.

Jimmy Bertrand, quant à lui, est accusé d'entrave au travail des policiers, de voies de faits contre deux policiers, d'avoir mis en danger la vie d'un policier, de menace de mort et également de voies de fait contre 4 personnes.

Notez que cette agression implique une arme blanche et un policier. Est-ce que les défenseurs des victimes vont se porter à l'aide de l'agent? S'il avait tiré sur l'individu, pensez-vous qu'on lui souhaiterait un prompt rétablissement aujourd'hui? Et que dire maintenant si la victime avait été un citoyen ordinaire, sans la moindre formation ni moyen de défense, croyez-vous que ses chances de s'en tirer auraient été meilleures?

Mesdames qui voulez la sécurité absolu et qui avez obtenu un registre des armes à feu au Canada, voulez-vous maintenant un registre des couteaux?

Avez-vous remarqué que l'individu impliqué souffre de problèmes mentaux, comme bien d'autres commentant des crimes violents? N'aurait-il pas été mieux dans un hôpital que dans la rue? Les millions investis dans le registre des armes à feu auraient-ils été mieux placés dans la prévention?

De bonnes questions hein?

Pour plus de détails :


«L’éjaculateur précoce; on va régler ça vite vite!» par Nicolas Poulin-Gagné
Besoin d’une définition, quelqu’un?

Si vous pensez que la précocité se mesure au temps passé durant la relation sexuelle, vous vous trompez. Si vous pensez qu’elle se mesure par le nombre de coups donnés lors du coït, vous vous trompez également.

Alors, comment est-ce qu’on peut définir qui est éjaculateur précoce et qui ne l’est pas ?

Avant tout, cela va peut-être surprendre quelques uns d’entre-vous (je l’ai été), mais l’éjaculation précoce est le trouble le plus répandu chez l’homme! Plus de 21% des hommes se plaignent d’éjaculations précoces récurrentes. Elle est souvent caractérisée par des gens assez jeunes, sans grande expérience sexuelle, qui sont de natures plus anxieuses. Généralement… pas tout le temps.

OUCH! Un homme sur cinq! Pauvre vous, mesdames.
La « vraie » définition de l’éjaculation précoce est : « Un trouble de l’éjaculation lors de stimulations minimes avant, pendant ou juste après la pénétration, et avant que le sujet lui-même ne souhaite éjaculer ». C’est ça, la précocité.

Donc, messieurs, vous vous masturbez devant un film pornographique et vous tachez un kleen-x avant trois minutes? Vous n’êtes pas précoces. Votre femme vous fait une « gâterie » et vous venez après seulement quelques coups, car c’était vraiment intense comme sensation? Vous n’êtes toujours pas précoces.

Car il existe plusieurs mythes concernant ce fléau masculin. Avoir des éjaculations précoces de temps en temps, c’est tout à fait NORMAL! Plusieurs facteurs sont en cause : la dernières fois que vous l’avez fait, le niveau de stress, la nature de l’excitation, l’endroit choisi, l’allure physique de votre partenaire, la fatigue, si consommation d’alcool ou drogues il y a, et j’en passe. Le problème est si les éjaculations précoces sont fréquentes, et ce, même si vous êtes à votre « plein potentiel ». Là, il y a problème.

Et maintenant, mesdames, vous devez prendre en compte certaines caractéristiques physiques de l’homme. Et, messieurs, vous ne trouverez pas d’excuses ici; vous devez apprendre également :

  • Il est biologiquement IMPOSSIBLE pour un homme de retenir une éjaculation avec un mouvement répété de va-et-vient pendant 3 minutes et 30 secondes.
  • Une stimulation « manuelle » et « bucale » sont souvent beaucoup plus propices à une éjaculation précoce. Si l’homme éjacule pendant les préliminaires, pendant que vous le stimulez « à la mitaine », c’est peut-être normal. Ce n’est pas normal si ça arrive tout le temps, mais une fois de temps en temps, oui. Retenez mon premier point plus haut : environ 3 minutes. C’est peu de temps. Et ça, c’est le maximum! La moyenne est plus basse.
  • Une pénétration « normale » dure aux alentour de 7 ou 8 minutes. Naturellement, il peut y avoir dans ces minutes des changements de position, des petites pauses (ce n’est pas tout le monde qui est en forme! True story de mon bord), etc.
  • À l’inverse de l’éjaculation précoce, l’homme peut perdre une érection tout en étant extrêmement excité. Vous pouvez penser que vous n’êtes pas « à la hauteur », mais c’est faux. Des fois, le corps humain refuse catégoriquement de coopérer. Et, ça, on ne peut rien y faire…

Donc, qui est éjaculateur précoce? Levez la main! Non, blague à part, je ne cherche pas à excuser les hommes qui sont précoces. Je le répète encore, mais une fois de temps en temps, c’est CORRECT. Mais, si c’est fréquent, allez consulter. Il existe de nombreux traitements, qui se font seuls et/ou en couple, et la grande majorité des hommes sortent de ces thérapies sans leurs problèmes d’antan.

Toutefois, messieurs, si vous êtes précoces, ne négligez pas pour autant votre partenaire. Vous savez, vous êtes capable de vous toucher seule, et avoir un orgasme; les femmes aussi. Un problème d’éjaculation précoce (occasionnelle ou non) ne devrait pas empêcher la femme qui partage votre lit d’avoir un orgasme. Et ça ne demande pas un baccalauréat; si elles sont capable d’avoir un orgasme avec un doigt, avec une banane, un pommeau de douche, vous êtes certainement capable avec votre langue, vos doigts, et surtout, votre imagination!

On se reconnecte la semaine prochaine!

PS : Si vous avez des suggestions, commentaires, questions, ne vous gênez pas pour me les faire parvenir. Si un trouble en particulier vous intéresse, je vous invite à m’en faire part, et je pourrai peut-être vous aider dans une de mes chroniques hebdomadaires.

mardi 26 juin 2012

Sujets du 26 juin 2012


Proverbe/citation du jour
«Le souvenir du bonheur n'est plus du bonheur ; le souvenir de la douleur est de la douleur encore.» -Byron (George Gordon, lord)


Le Blog de P.A. en mode estival
Durant la période estivale, le Blog de P.A. prendra une tournure différente, son «mode vacances» en quelque sorte. Je vous présente quotidiennement un billet depuis le début du mois de janvier. D'ici septembre, ce rythme se réduira mais chaque jour des liens à visiter vous serons proposés. Bonnes vacances à ceux et celles pour qui elles commencent, bon courage à ceux et celles qui doivent continuer à bosser avant d'y avoir droit!


Une Saint-Jean politisée plus que jamais, mais pas ici en Haute-Gaspésie
Avez-vous participé aux diverses activités organisées pour la célébration de la Fête nationale sur le territoire de la Haute-Gaspésie? Alors que les célébrations de la Saint-Jean ont pris des couleurs très politiques en divers endroits au Québec, par chez nous, la fête est demeurée neutre.

Guy A. Lepage a politisé plus que jamais le spectacle de la Fête nationale présenté à Montréal dimanche dernier. De dire que le Mouvement national des québécois et des québécoises n'a pas utilisé des fonds publics afin de se servir de cette fête pour faire la promotion de la souveraineté est de l'hypocrisie pure et simple.

En lançant sur scène des messages incitant les gens à appuyer la gauche, en tapant sur sa poêlonne et en laissant une place visible aux gens arborant un carré rouge, en plus de s'attaquer à Harper et Charest, Guy A. et compagnie sont-ils vraiment représentatifs d'un Québec où le PQ et le PLQ sont nez à nez et où la CAQ penche à droite et recueille les faveurs de près d'un Québécois sur cinq?

Comme vous avez pu le constater si vous avez visité mon blog au cours des deux derniers jours à travers diverses images, je me suis rendu en trois endroits pour vous présenter ce qui s'est passé, d'abord au Sea Shack, dans le secteur de Tourelle, à la plage Cartier, à Sainte-Anne-des-Monts, ainsi que sous le chapiteau à Cap-Chat.

Au Sea Shack, il y avait foule, mais une large partie de celle-ci était composée de gens originaires de l'extérieur de la région. C'est le seul endroit où des carrés rouges étaient présents, mais les porteurs n'étaient pas des «locaux».

À Sainte-Anne-des-Monts, il y avait foule au feu et Kaven Haché a une fois de plus prouvé son talent en chantant et en jouant pour celle-ci. C'était malgré tout l'endroit que j'ai visité où ça bougeait le moins.

C'est surtout du côté de Cap-Chat que c'était actif. La foule était nombreuse sous le chapiteau samedi et dimanche. Le spectacle présenté dimanche a regroupé divers artistes de Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts et a permis à divers amateurs locaux de faire valoir leur talent. J'en retiens notamment la prestation vocale de Déborah Bouchard, de Cap-Chat, mais tous les participants amateurs ont offert d'excellentes performances.

Nous sommes malgré tout loin des célébrations qui avaient cours il y a de cela plusieurs années. À ce que je sache, il y a longtemps que nous avons pu voir des défilés de chars allégoriques et des feux d'artifice spectaculaires comme ç'a déjà été le cas dans la région, hormis peut-être lorsque la fête régionale pour la Gaspésie s'est déroulée à Sainte-Anne-des-Monts il y a quelques années.

Afin d'offrir une fête plus «consistante » dans les années à venir, les organisateurs de la région devraient-ils regrouper leurs efforts pour organiser une grosse fête à Cap-Chat ou à Sainte-Anne-des-Monts, ou par exemple faire alterner la fête entre les deux d'une année à l'autre? Cela serait peut-être souhaitable, mais les esprits de clochers les plus pointus risquent fort de s'y opposer!

Pour plus de détails :


Pascal Bérubé au Mexique et les fonds alloués pour la Fête nationale
À la radio locale ce matin, l'animateur Stéphane Cyr a mentionné lors du bulletin d'informations que le député de Matane, Pascal Bérubé, est présentement au Mexique en mission pour les élections présidentielles qui s'y déroulent. Pourquoi le député de Matane tient-il tant à faire savoir à la population de la Haute-Gaspésie qu'il voyage ainsi hors du pays? En quoi cela change-t-il la moindre chose dans la situation des gens de Haute-Gaspésie?

Je crois que c'est là un exemple de plus que notre député utilise le moindre prétexte pour se faire voir. Ce dernier ne déclarait-il pas encore récemment via son compte Twitter que pour lui et les autres députés, les vacances n'existent pas? Soit! Mais que réalise-t-il de concret pour notre région en allant au Mexique?

Parlant de députés, Pascal Bérubé a fourni 200 dollars pour le financement de la fête à Cap-Chat, tandis que le député de Gaspé, Georges Mamelonet, fournissait un somme similaire. L'an dernier, ce sont 1000 dollars de l'argent des contribuables que Pascal Bérubé a remis. Se pourrait-il que d'une part, le député péquiste de Matane garde ses fonds pour d'autres localités qui feront partie de la future circonscription de Matapédia-Matane dans laquelle il sera candidat, alors que Georges Mamelonet, le député de Gaspé qui verra la Haute-Gaspésie faire partie de la sienne, souhaite se faire plus présent pour aider sa cause?

lundi 25 juin 2012

Sujets du 25 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier." -Antoine de Saint-Exupéry


La difficulté de dire “Non merci!”
Ce matin, au lendemain de la fête de la Saint-Jean, je me rappelle mon bal des finissants de secondaire V, en juin 1988, à Québec. En prenant mon courage à deux mains, j'ai alors été demander à une fille que je trouvais fort jolie si elle voulait danser avec moi. Sa réponse a été que non, parce qu'elle avait mal aux pieds. Un coup dur pour le jeune P.A., mais ça fait partie de la vie! En jouant une telle «game» il faut savoir autant vivre avec l'acceptation ou le refus de la personne à qui on fait la proposition.

C'est surtout la suite qui m'a dérangé, parce que cinq minutes plus tard, cette même jolie dame était sur la piste de danse avec un autre gars!!! Se faire dire non est une chose, mais se faire mentir en pleine face de la sorte, c'est cela qui m'a insulté. Un «Non merci!» aurait été largement suffisant.

Pratiquement tous les gens ont à faire face à un situation similaire de temps à autres. Il leur arrive d'être cette personne mal à l'aise de dire non, ou bien d'être celle qui subit le mensonge. Pourquoi donc est-ce que les gens ont cette foutue tendance soit à se creuser la tête pour trouver mille excuses mensongères en espérant que l'autre personne va comprendre, ou bien vont-ils à l'autre extrême en l'envoyant se faire foutre, alors qu'un simple «Non merci!» suffirait?

Parmi les divers blogs que je fréquente sur le Web, il y a celui de Steve Requin, qui présente ses «Prétentions de sagesse», son point de vue agrémenté d'une touche humoristique sur divers aspects des relations humaines.

Un texte qu'il a écrit en 2009 retient aujourd'hui mon attention. En faisant référence à une anecdote concernant une dame qu'il avait croisé à la cabane à sucre le jour précédent, une dame incapable de dire «Non» à un ami qui venait de lui déclarer une flamme non-sollicitée et qu'elle avait volontairement omis d'inviter à cette sortie, Steve explique que la dame planifiait, à son retour chez elle, de lui envoyer un message sur Facebook afin de prétendre qu’une panne de son cellulaire l’avait empêchée de l’appeler, pour ensuite voir plus tard ce qu’elle pourrait faire pour l’éviter afin, Steve la cite, qu’il finisse par comprendre.

Son billet vous donnera des explications plus approfondies sur le phénomène. Si vous souhaitez en apprendre davantage, vous pourrez le lire en cliquant ici bas.

Pour plus de détails :


Fête de la Saint-Jean à Cap-Chat, le 24 juin 2012
Voici une sélection de photos du spectacle de la Fête nationale du Québec présenté à Cap-Chat le 24 juin 2012 en soirée. Les personnes intéressées peuvent me contacter pour plus de détails et une plus large sélection.
















Pour plus de photos :

Sujets du 24 juin 2012




Proverbe/citation du jour
«L'homme ne peut pas vivre sans feu, et l'on ne fait pas de feu sans brûler quelque chose.» -René Daumal


Quelques photos des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste en Haute-Gaspésie
Je vous avoue chers lecteurs que c'est mon orgueil qui joue ici. Je rate assez rarement une journée dans ce blog, mais cela s'est produit en ce dimanche. Il est passé minuit, c'est déjà lundi, mais je vous propose quand même un billet dominical, qui se compose simplement de diverses photos prises lors des activités de la Saint-Jean-Baptiste en Haute-Gaspésie.

Ces photos portent sur la nuit de samedi à dimanche. Je vous reviendrai lundi avec d'autres prises lors de la fête sous le chapiteau dimanche soir à Cap-Chat.

Les gens qui aimeraient voir plus d'images de notre coin de pays prise par votre humble serviteur peuvent se joindre à sa page Facebook qui sert pour le moment de moyen pour le faire :



Cap-Chat
Images des festivités du 23 juin au soir sur le site de la halte routière de Cap-Chat, sous le chapiteau :


Le chansonnier Ben Côté

Ben Côté

Le feu du samedi soir.

Le feu du samedi soir

Le feu du samedi soir


Auberge festive Sea Shack

Le feu sur la grève près du Sea Shack

Le feu sur la grève près du Sea Shack

Sainte-Anne-des-Monts


Kaven Haché en spectacle


Le feu sur la grève à SADM (je suis arrivé un peu tard!)

Un drapeau du Québec près du feu

samedi 23 juin 2012

Sujet du 23 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Qu'est-ce que cela peut faire que je lutte pour la mauvaise cause puisque je suis de bonne foi? – Et qu'est-ce que ça peut faire que je sois de mauvaise foi puisque c'est pour la bonne cause." Jacques Prévert


Après l'Armageddon
On semble l'avoir oublié assez rapidement, mais lorsque la fameuse crise de la grippe A H1N1 a frappé le Québec et le reste du monde, beaucoup de gens ont vraiment été pris de panique. Vous vous souvenez de tout le battage médiatique qui a eu cours alors? Les nombreuses déclarations du gouvernement? Les files d'attente pour la vaccination? La pénurie de désinfectant pour les mains, de gants et de masques dans les pharmacies? Des millions de dollars ont alors été dépensés et finalement, la grippe en question n'a pas tué plus de gens que la grippe «normale» qui apparaît chaque année.

On aura beau dire qu'il ne fallait pas prendre de risque et que la grippe aurait pu causer beaucoup plus de dommages, mais je demeure néanmoins convaincu qu'elle a été un moyen pour divers groupes d'intérêt pour s'enrichir aux dépens du peuple. Enfin...

Ce que j'en retiens le plus, c'est le volume d'appels de la part d'auditeurs que j'ai reçu durant la crise, et lorsque les cliniques de vaccination se sont déroulées, c'était pire encore. Je pouvais sentir la peur dans la voix de nombreuses personnes. J'ai été moi-même frappé par la grippe, que j'ai traînée durant plusieurs semaines, mon poids est descendu à 148 livres pendant quelques jours (je suivais un régime à cette époque et mon poids était entre 155 et 160 livres, ç'a remonté depuis!) et bien que j'étais «poqué», je n'ai jamais cessé de travailler.

Aussi, mon patron d'alors m'a contacté relativement à des plaintes de la part d'auditeurs qui lui auraient rapporté que j'avais dit en ondes que «le vaccin c'était de la marde», déclaration que je n'ai jamais faite soit dit en passant. J'ai toujours supposé qu'elles émanaient de gens impliqués dans le système de santé, mais je n'ai jamais eu de confirmation à ce sujet. Il y a des gens qui se plaisent à déformer et exagérer les propos émis par des gens qui ne sont pas de leur avis, croyez-moi, je l'ai appris au micro à CJMC!

Or, ce que j'ai donné comme point de vue durant mon émission radiophonique, c'était ce que j'ai mentionné plus haut dans ce billet, en plus de dire que je ne me ferais pas vacciner, que ma dose était disponible pour d'autres personnes, et que je jugeais les gens assez responsables pour déterminer par eux-mêmes s'ils souhaitaient se faire piquer ou non.

Bien que les risques ne soient pas si grands, la possibilité d'une pandémie mondiale qui provoquerait la mort de milliers, sinon des millions de personnes, demeure chose possible. À quoi pourrions-nous nous attendre dans une telle situation?

Rappelez-vous de la «Crise du verglas» en 1997 : des centaines de personnes ont été évacuées des grands centres et beaucoup d'entre elles étaient très mal préparées à faire face à la musique. Il y a eu diverses pénuries, quelques actes de pillage également, mais somme toute, la situation n'a pas été si terrible. Et si maintenant c'était la quasi totalité de grandes villes comme Québec ou Montréal qui était évacuée? Imaginez le cauchemar sur les routes, des cadavres dans les rues, les pénuries d'essence, les actes criminels qui seraient commis, etc.

Une région comme la Gaspésie deviendrait certainement la destination de milliers de personnes. Sans du tout avoir envie qu'une telle situation se produise, je crois tout de même que les gens de notre région seraient plus aptes à faire face à la musique que de nombreux habitants de centres urbains, car nous avons beaucoup de ressources qui nous entourent qui seraient utiles pour nourrir la population et il serait même possible de produire de l'électricité à l'aide des éoliennes du territoire.

Une scène du documentaire "After Armageddon"
Un documentaire sur le «pire scénario possible» en cas de pandémie a été produit il y a quelques années. Il s'intitule «After Armageddon» et relate l'histoire de la famille d'un paramédic de la région de Los Angeles qui se bat pour sa survie.

À travers cette histoire fictive, de nombreux spécialistes donnent leur point de vue sur ce qui pourrait se produire alors. Pensez simplement au système de santé qui serait inapte à répondre à la demande, aux milliers de cadavres dont il faudrait disposer rapidement, du fait que beaucoup de gens sont, comme le dit un spécialiste dans le documentaire, "à neuf repas de ne plus avoir de bouffe", des pillages, des meurtres qui seraient commis pour une simple bouteille d'eau par exemple...

Le documentaire, en version originale anglaise, peut être visionné en neuf parties que vous pourrez trouver ici :



Une page Youtube présentant toutes les parties : http://www.youtube.com/playlist?list=PL9B726990A29D0D9F

La page de l'Internet Movie Database sur le film : http://www.imdb.com/title/tt1607542/

vendredi 22 juin 2012

Sujets du 22 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles." -Michel Leiris


La pénurie de pharmaciens n'est qu'une partie d'un problème plus large
Alors que le CSSS de la Haute-Gaspésie se retrouve sans pharmacien et qu'on en est rendu au point où l'on doit organiser le service avec des pharmaciens dépanneurs ou bien via le téléphone avec un service à distance, nous pouvons avec raison nous questionner sur ce qui se passe dans le domaine de la santé en Haute-Gaspésie : manque de médecins, manque de pharmaciens, de plus en plus de bureaux pour les cadres, de moins en moins de lits pour les patients...

Notre système de santé est... malade!

Plusieurs questions demeurent sans réponse. J'en retiens deux en particulier :

  • Pourquoi est-ce si difficile de recruter du personnel pour occuper les postes ouverts en Haute-Gaspésie?
  • Pourquoi ferme-t-on des lits et aménage-t-on autant de bureaux de cadres au centre hospitalier?

À ce que je sache, personne jusqu'à maintenant n'a apporté la moindre réponse directe à ces deux questions, que ce soit du côté du gouvernement, de l'opposition, ou de la part des premiers concernés : les administrateurs du réseau de la santé.

Quelles que soit les promesses ou les sommes supplémentaires accordées par ministre Bolduc, aussi grandes que peuvent être les indignations du député péquiste Pascal Bérubé, qui une fois encore dénonce une situation sans rien apporter de plus, le problème risque de ne pas se régler de sitôt.

J'ai l'impression qu'avec ses coupures au niveau des services et ses difficultés à remplir son mandat à titre de centre hospitalier, le CSSS de la Haute-Gaspésie risque fort dans un avenir plus ou moins rapproché de ne devenir rien de plus qu'une espèce de «super CLSC» qui va stabiliser les malades avant de les expédier vers des ressources situées à l'extérieur de la région.

Je ne fais que me répéter ici, j'ai déjà abordé le sujet à plusieurs reprises dans le passé, mais je crois qu'avec l'augmentation de la moyenne d'âge de la population, de même que des coûts pour garder le système en opération, nous allons voir décliner le système de santé public et que par la force des choses, nous allons tôt ou tard devoir en briser le monopole et permettre la mise en place d'un système de santé privé parallèle qui lui fera compétition. C'est peut-être justement parce qu'il jouit d'un monopole quasi absolu que le système de santé québécois actuel peine tant à s'adapter aux réalités d'un monde qui change.





Trop pour Magnotta, pas assez pour les soeurs Bélanger
Plus tôt cette semaine, sur les ondes d'une radio de la région de Québec, un membre de la famille de Noémi et Audrey Bélanger, deux soeurs de Pohénégamook décédées la semaine dernière dans des circonstances nébuleuses en Thailande, s'est exprimé au sujet de la tragédie.

Noémi et Audrey Bélanger - Facebook
Cet homme, Éric Bélanger, un oncle, déplorait le traitement accordé à la famille Bélanger par les médias. L'individu agissait à titre de porte-parole pour la famille, les parents et d'autres membres de la famille Bélanger en sont venus à littéralement se cacher pour éviter les journalistes, qui selon eux ne respectent pas la famille qui souhaite vivre son deuil en privé.

Pire encore, la famille a obtenu la confirmation du décès des deux femmes par le biais de la radio. N'aurait-il pas été préférable que les autorités canadiennes le fasse et que les médias soient plus respectueux de la famille dans cette triste situation?


Parlant des médias justement, cet oncle mentionnait le fait que ceux-ci tournent autour de la famille comme des mouches alors qu'aucun de ceux-ci n'a pris le temps de se rendre en Thailande pour faire avancer l'enquête. Aussi, il trouve désolant qu'on consacre tant d'énergie à un tueur comme Magnotta, allant même jusqu'à noliser un avion et toute une équipe pour aller le chercher en Europe, et qu'on consacre très peu de ressources pour deux citoyennes canadiennes mortes en Asie dans des circonstances louches..

Noémi et Audrey Bélanger - Facebook
Plus tôt ce matin, en consultant des liens Internet sur l'affaire Magnotta, j'ai pu lire un texte mentionnant qu'une synergologue (spécialiste du langage corporel) a été engagée par l'agence QMI pour analyser la personnalité du présumé dépeceur de Montréal. Celle-ci, Annabelle Boyer, a visionné des vidéos de son retour au pays pour réaliser l'analyse en question.

En surchargeant le public d'informations à son sujet, les médias ne sont-ils pas en train de donner à Magnotta un immense plaisir, car ce qu'il veut d'abord et avant tout, c'est une attention démesurée de la part du public?

Des médias responsables, souhaitant vraiment travailler dans l'intérêt des gens, ne devraient-ils pas idéalement consacrer plus d'énergie pour faire avancer l'enquête sur les soeurs Bélanger en envoyant une équipe en Asie au lieu de donner une immense visibilité à Magnotta?

Les corps des deux jeunes femmes sont revenus au pays hier. On doit les autopsier pour tenter d'en apprendre davantage. Or, on a embaumé les corps avant de les rapatrier, ce qui risque de compliquer l'enquête. Aussi, la police tente de retrouver un Portugais qui a été vu en compagnie des dames peut avant leur mort, et une autre touriste, une Australienne âgée de 60 ans, est morte poignardée dans une province située tout près. Se pourrait-il qu'afin de préserver leur industrie touristique, les autorités thaïlandaises tente d'étouffer l'affaire? Il serait intéressant qu'au moins un média se penche sur la question.

Pour plus de détails :

jeudi 21 juin 2012

Sujet du 21 juin 2012


Proverbe/citation du jour
"Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent." -George Bernard Shaw


Bonne Journée nationale des Autochtones!
Le 21 juin est la Journée nationale des Autochtones au Canada. J'en profite pour saluer tous les autochtones que j'ai croisés sur mon chemin depuis mon «premier contact», qui a eu lieu le 28 octobre 1994, lorsque je suis devenu enseignant en français à l'école secondaire Uashkaikan à Betsiamites.

C'est le 13 juin 1996 que le gouverneur général du Canada a déclaré que la Journée nationale des Autochtones serait célébrée le 21 juin. Par cette journée, on offre aux peuples autochtones une occasion idéale pour partager leurs cultures avec leurs familles, leurs voisins, leurs amis et les visiteurs.

Pour votre part, que savez-vous au sujet des peuples autochtones du Canada? Savez-vous par exemple combien de nations résident sur le territoire québécois? Avez-vous ne serait-ce qu'une seule fois dans votre vie mis les pieds sur une réserve ou discuté avec un «Indien» des enjeux auxquels son peuple fait face? Malheureusement, tellement de gens ont des préjugés (du genre «ils ne paient pas de taxes ni d'impôts», «ils ont des ski-doos et des maisons gratuits et les scrappent») sans avoir la moindre connaissance concrète réelle de ces gens...

Comme je le mentionne ci-haut, c'est en 1994 que j'ai «pris contact». Avant même de terminer ma formation comme enseignant à l'Université Laval, j'avais déjà l'intention de profiter du métier pour apprendre diverses langues et voyager, ce que j'ai fait durant les 12 années qui ont suivi et qui m'ont permis de connaître des gens de diverses nations, que ce soit les Cris, lors de mon travail à Wemindji à la Baie James, les Innus (Montagnais) à Natashquan entre autres, mais aussi des Inuits et des Micmacs, en plus de gens d'autres nations, comme des Abénakis, des Algonquins, des Malécites et des métis également.


Si après toutes ces années je peux baragouiner un peu de montagnais et de cri et que j'ai acquis diverses connaissances sur l'histoire et la culture des peuples autochtones, en plus de trucs de chasse, de pêche, de survie en forêt et même quelques notions sur des plantes médicinales, c'est grâce à ces gens, notamment Suzanne Riverin Charland, de Betsiamites, une vieille dame décédée en 2004 qui m'a permis d'habiter avec elle lorsque je travaillais à Betsiamites et qui chaque soir m'apprenait quelques mots de sa langue et me racontait un brin de son histoire, elle qui a perdu ses droits en mariant un «Kakussesh» (Blanc!) en 1944 et qui les a regagnés durant les années 1980, comme une multitude d'autres femmes et leur descendance métisse, après une âpre lutte menée contre les lois en vigueur. Suzanne m'a toujours considéré comme son «neuvième enfant», elle qui en a eu huit avant «l'adopté» que je suis... Tshenish kumiten Kukum!

J'en profite finalement pour vous laisser jeter un coup d'oeil à ma collection personnelle d'articles autochtones ou inspirés par ceux-ci :

Quelques articles autochtons ou d'inspiration autochtone de ma collection personnelle.
Le capteur de rêve est micmac, fabriqué par un amie de la réserve de Maria, Brenda. Quand on s'y arrête, le capteur de rêve est probablement l'article autochtone le plus répandu et le plus connu de nos jours, quoi que plein d'autres articles et noms de notre vie courante ont des racines «indiennes».

Les raquettes sont d'origines cries, fabriquées par un aîné, monsieur Jonah, de Waskaganish. Je les ai achetées à Wemindji au milieu des années 90. Saviez-vous que par la forme des raquettes on peut déterminer leurs origines? Celles des Cris sont plus allongées, alors que celles des Montagnais sont plus rondes. C'est la densité de la végétation à travers laquelle les ancêtres marchaient à l'aide de celles-ci qui a déterminé le tout.

Les mitaines sont cries également, Fabriquées par la mère d'un de mes élèves à Wemindji et elles m'ont été données en cadeau à Noël en 1997. C'est l'un des plus beaux cadeaux reçus dans ma vie. Elles sont faites de peau d'orignal fumée, de peau de phoque et de fourrure de castor.

La peau de castor date de 2011. Je l'ai achetée d'un ancien élève de Pessamit, Jonathan, que je salue ici. Jonathan a monté la peau de castor sur un cadre fabriqué par son grand-père, avec de la corde tout aussi ancienne. C'est un privilège pour moi d'avoir cette peau accrochée au mur dans ma chambre.

Les pantoufles sont cries, reçues également en cadeau, cette fois en 1996. Elles comportent de la fourrure de castor et de la peau d'orignal fumée, très confortables!

Dans la même boîte se trouvait la sacoche à munitions en peau de phoque située à gauche sur le mur. Pourquoi de la peau de phoque? Parce qu'elle était étanche, histoire de ne pas mouiller la poudre ou les balles.

Le pendentif à droite sur le mur est d'origine algonquine, donné en cadeau par madame Suzanne Riverin Charland en 1996. Elle l'avait auparavant reçu en cadeau de la part d'une aînée algonquine de l'Abitibi.

Les deux tomahawks sont des reproductions. Celui de gauche est un «Vietnam Tomahawk», créé par Peter LaGana dans les années 1960 et destiné aux troupes qui se battaient au Vietnam. LaGana s'est inspiré de l'arme portée par les guerriers autochtones d'Amérique du Nord pour fournir aux soldats modernes une arme de combat rapproché. Puisque par son style il se rapproche de l'original, je le laisse au mur, le temps de m'en trouver un plus «authentique». Celui de droite est plus près de la hache d'abordage classique qui était utilisée par les marins anciennement et qui a servi de monnaie d'échange avec les peuples autochtones d'Amérique du Nord, qui l'ont adaptée à leurs besoin, d'où le tomahawk tel que nous le connaissons désormais.

La couverture de laine est blanche. Elle provient de chez mes grands-parents et je me souviens combien je pouvais me chicaner avec mes cousines et ma soeur pour ne pas dormir avec elle parce que «ça piquait». Sa présence dans la photo est voulue, parce que les couvertures de laine étaient prisées par les autochtones, qui pouvaient notamment s'en procurer dans les postes de traite.

Voilà! Une fois encore, bonne Journée nationale des Autochtones!